Depuis quelque temps et dans la plupart des médias, le scoop ou exclusivité n'est plus ce qu'il était. Suite à ce qui me semble une mauvaise compréhension des possibilités que leur ouvre l'internet, ces médias se sont engouffrées dans une stratégie d'audience à court terme caractérisée par les buzz, ou micro-informations à propagation virale.

        Je vous ai déjà dit tout le mal que je pense de cette approche, notamment en termes de qualité d'audience. Mais là n'est pas la question : en fait, on remarque dans le même temps une chute certaine de ce qui était, si l'on peut dire, le "buzz du XXème siècle" , à savoir la bonne vieille exclusivité des familles, permettant par son caractère exclusif et journalistique une reprise large par les confrère du monde médiatique, réseau social par excellence.

        On pourra me rétorquer que ce dont je parle est encore très répandu, mais l'information donnée et inédite ne suffit pas pour en faire un scoop digne de ce nom et assurer une reprise par la quasi-totalité des médias tout en présentant un vrai intérêt "journalistique" pour les auditeurs ou lecteurs. On pourrait même ranger ces articles dans la catégorie des buzz si on était vraiment sévère.

Illustrons tout ça avec deux exemples, ce qu'il ne faut pas faire, et ce qu'il faut faire, tout du moins de mon point de vue :


A Paris, la fête de la fin du bac vire à la bataille rangée - Rue89, 21 juin 2008

        Dans cet article, Rue 89 fournit au lecteur le témoignage écrit et vidéo d'un "lycéen" présent lors de l'intervention des CRS sur le Champ de Mars après le bac. Un petit avertissement nous prévient que le témoignage "n'engage que l'auteur" .

        Pourquoi le publier si c'est pour le faire sans aucun recul ? N'est-ce pas pourtant exactement ce qu'on attendrait d'un média journalistique ? Savoir si ce que dit ce lycéen est crédible, dans quelles circonstances exactes la police est intervenue, ce qu'il se passait sur la globalité du Champ de Mars, une vraie contextualisation plutôt qu'un unique point de vue, et un peu de hauteur de vue en fait. Parce que l'information contenue dans l'article est nouvelle et intéressante, mais comme on ne peut ni évaluer sa crédibilité ni avoir un peu de recul, la valeur réellement informative est au final très faible - voire nulle. Pourquoi alors le publier en tant que rédacteur en chef d'un journal ?



Ingrid Bétancourt : une libération achetée ? - Site internet de la Téléision Suisse Romande, 4 juillet 2008  [Via Les mots ont un sens]

        L'article débute ici par une mise en garde similaire à l'article précédent, avec une diférence majeure. Plutôt "qu'un lycéen", TSR nous informe que cette information potentiellement explosive lui provient d'une source "éprouvée à maintes reprises au cours de ces vingt dernières années" . On pourra convenir qu'ici, il ne paraîtrait pas incongru de publier un "témoignage" ...mais nous ne sommes pas en France. La seule concession qu'on puisse leur faire est d'avoir mis une accroche en parlant directement du montant de la rançon - 20 millions de dollars - avant toute autre information.

        Deux paragraphes sont consacrés aux informations en elle même : qui fut l'intermédaire de cette remise de rançon et a facilité le processus - l'épouse du gardien des otages - , et qui aurait payé ce joli magot - trois agences fédérales américaines - , bref du très lourd et sacrément exclusif compte tenu du poids médiatique totalement disproportionné qu'a pris ce thème.

        Les deux paragraphes suivants sont consacrés à la contextualisation de cette information : tout d'abord, on synthétise la signification textuelle des informations données précédemment, à savoir que "Cette libération, arme au poing et façon opération Ninja, ne serait donc qu'une vaste mascarade" . Le journal explique ensuite que des doutes s'étaient déjà élevés chez les observateurs vu la perfection de l'opération, presque trop belle pour être vraie, mais également l'étrangeté de l'absence d'une quelconque vidéo de cette dernière, tant on sait l'appétit que les états ont pour ce genre de démonstrations de forces militaire et de renseignement - l'histoire du Ponant est là pour le prouver.

        Enfin, les trois paragraphes de conclusion sont ce qui fait en partie le sel cette profession ainsi que son caractère toujours indispensable : l'induction de plusieurs réflexions en faisant des liens entre les évènements, dans l'article et donc chez le lecteur. Petit résumé : cette mascarade sert admirablement Alvaro Uribe, qui tente actuellement de modifier la Constitution colombienne pour tenter de se faire élire pour un troisième mandat, et lui permet également de conforter la réussite de la ligne dure consistant à faire une guerre totale aux FARC - assez affaiblis pour le moment - et à refuser toute négociation tant que tous les otages ne seront pas libérés.

        L'article est bien évidemment contextualisable plus largement par la mise à disposition, dans un onglet qui y est inséré, des différents matériaux disponibles, avec des vidéos, du son et d'autres articles ; ainsi qu'une vidéo directement cliquable sur la même page que l'article. Ca, c'est du rich média bien fait, tel que le décrit Alain Johannès.

        Je vois difficilement, en tant que lecteur exigeant et même chiant - celui qui il y a trente ans envoyait des lettres à son journal toutes les semaines - , ce que j'aurais pu demander de plus. La TSR devrait s'assurer ainsi d'un large coup de publicité "à l'ancienne", et ce grâce à un article à la mise en page très moderne.



PS : concernant l'article de la TSR, j'ai bien conscience qu'une manipulation par la source est toujours possible, toutefois vu les précisions apportées par les journalistes, on peut décemment penser que cette version des faits est la bonne.



PPS : par ailleurs, je tiens à exclure le
Canard Enchaîné de mes péremptoires assertions sur la disparition des scoops "à l'ancienne" , qui peut-être par connaissance de son lectorat et sa non-recherche de l'audience à court terme par absence de la toile, fournit en général des informations réellement inédites, et surtout assez bien traitées journalistiquement - pas comme Bakchich, qui parfois se complaît un peu trop dans le satirique pour oublier de provoquer la réflexion - , même si personne n'est à l'abri d'une approximation ou d'un parti pris un peu trop visible.

Vendredi 4 juillet 2008
par Moktarama publié dans : Dans le monde
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Autant le dire tout de suite, je suis un amoureux des livres. Je n'aime rien tant que déambuler dans une librairie - de livres neufs ou d'occasion - en regardant d'un oeil distrait ces centaines de livres à ma disposition, dont certains connaîtront une gloire éphémère, d'autres un passage certain à la postérité, le tout parsemé de classiques indémodables. Le plaisir ultime étant bien sûr de tomber par hasard sur un auteur qu'on aime et dont on regrette de n'avoir lu qu'un livre, ou encore mieux, sur un auteur qu'on aime et dont la diffusion confidentielle a engendré la disparition et l'impossibilité de même le commander...et ceux-ci sont nombreux.

        Du coup, fatalement, je n'achète jamais en ligne, c'est infiniment trop impersonnel pour moi, non seulement on ne peut en lire quelques pages au hasard, mais surtout la déambulation est rendue totalement impossible. Et non, pour moi se faire recommander par un ordinateur des "livres que les acheteurs de ce livre ont aimé" , ce n'est pas de la déambulation. C'est du ricochet, plutôt. On n'en retire pas cette sensation de curiosité jamais assouvie qui peut parfois vous assaillir à la vue d'un auteur oublié, ou du passage d'un rayon à un autre qui sont autant d'univers distincts.

        Les anglophones peuvent maintenant se réjouir, en effet un petit malin a eu l'idée géniale de reproduire les rayonnages d'une librairie à partir de la base de données - une partie du moins, 21 000 livres pour être exact - d'Amazon.com. Comme une image est plus parlante que des mots :




        N'est-ce pas génial ? Je me retrouve à la fois en ligne, avec toutes les possibilités - notamment au niveau du nombre de livres disponibles - que cela offre par rapport à mon anachronique libraire, tout en conservant cette formidable sensation de se retrouver devant un vaste corpus d'ouvrages divers, rassemblés en catégories et rayonnages. Le tout par ordre alphabétique des auteurs, bien évidemment.

        A la manière d'un Google Earth, on peut bien sûr zoomer et dézoomer à volonter, se déplacer dans les rayonnages à la force du clic, et si jamais un ouvrage semble intéressant, un autre clic permet en une seconde d'avoir nombre d'informations supplémentaires sur ce livre via Amazon, le tout en restant dans le rayonnage, ces informations n'apparaissant que sur un demi-écran.

        Si j'avais eu à l'imaginer, j'aurais difficilement pu rêver mieux, on s'approche ici beaucoup d'une librairie physique, le feuilletage du livre et l'odeur du papier en moins. Mais il est probable que ces deux caractéristiques manquantes restent encore un bon bout de temps l'unique apanage des librairies "physiques" :-)

Site : zoomii.com


[via information aesthetics]

Mercredi 2 juillet 2008
par Moktarama publié dans : Dans le monde
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       J
e vous avais parlé il y a quelque temps du NNDB Mapper, outil permettant de visualiser les connexions - et leurs qualités - entre plus de trente mille personnes connues, très majoritairement américaines, assez intéressant notamment pour comprendre quels sont les différents réseaux de carnets d'adresses.
      
       Je vais cette fois-ci vous parler de deux projets complémentaires dont le résultat est similaire à NNDB Mapper en regardant de loin, mais dont le potentiel est infiniment plus vaste même à court terme.

        Pour cela,
parlons tout d'abord de Freebase, une méta-base de données lancée publiquement en version alpha il y a quelques mois, après 2 ans de pré-lancement. Le but de Freebase est d'aggréger - gratuitement et de manière open-source - toutes les meilleures sources de connaissances sur le web et possiblement améliorables par les utilisateurs, avec notamment pour le moment une forte prépondérance de Wikipedia. On voit déjà les éventuelles possibilités si l'outil est bien exploité, pouvant proposer aussi bien une source Wikipedia qu'une source Encyclopedia Of Life - ou n'importe quelle autre base de données libre - , en fonction de leurs intérêts respectifs, pouvant même se compléter pour générer la mère des bases de données de la connaissance. Un très ambitieux projet qui, comme d'habitude, est américain, donc réservé aux anglophones, et infiniment plus complet concernant les pays anglo-saxons.


       On peut voir ci-dessus que toutes les sources concernant
Barack Obama ont été agrégées, que ce soit Wikipedia, son site de campagne, le New York Times, etc etc. Dans différents tableaux dépliables à volonté - ici seul le volet government est ouvert - se récapitule toute une vie, dans une approche plus froide et synthétique que dans Wikipedia, mais aussi bien plus efficace pour certaines recherches d'informations, notamment de réseaux. Ou de numéro de classification d'une espèce animale dans certaines nomenclatures, pour prendre un exemple totalement différent mais également pertinent. Disons que le résultat final dépendra du niveau d'aggrégation, mais surtout de l'organisation de l'information, qui pour ce qui est des personnes me semble pour l'instant totalement pertinent dans l'approche d'une méta-base de données.



       Un second projet open-source vient tout récemment de se greffer sur Freebase, il a pour but d'organiser visuellement Freebase, sur le modèle de NNDB Mapper et du
Visual Thesaurus de Thinkmap, reprenant d'ailleurs le logiciel de ce dernier. Il se nomme Thinkbase, a été créé par des chercheurs de l'Université d'Auckland - ils le surnomment wiki visuel - , et est tout simplement génial quand on pense à l'efficacité redoutable de cet outil appliqué à une méta-base de données à l'organisation aussi "sèche" et sous forme de tableaux comme Freebase. Le site de Thinkbase se divise en deux - une division ajustable, bien entendu - , à droite la page Freebase, à gauche sa forme visuelle faite des diverses connexions. A titre d'exemple, je vous mets la visualisation par Thinkbase des informations Freebase pour l'entrée Barack Obama :


Visualisation par Thinkbase de la page Freebase concernant Obama

        On peut visualiser en quelques secondes les liens d'Obama avec toutes sortes de personnes, associations, institutions, régions ou mandats électifs, mais aussi personnels, bref tout ce que compte la méta-base de données sur la personne. On peut bien sûr étendre ou regrouper chaque noeud d'informations - comme sur Freebase - , regarder la qualité des liens, ou étendre une connection d'Obama. Comme sur NNDB Mapper. Sauf que Freebase a vocation à devenir mondiale, j'en veux pour preuve la division du site en langues dans l'adresse web des articles - seul le /en/ étant accessible pour le moment - , mais surtout à être incomparablement plus étendue et fiable que les trente mille et quelques personnes connues de la base NNDB - le Mapper étant à l'image de Thinkbase pour Freebase - car se voulant une méta-base. Voir les réseaux de Roosevelt, ou Churchill, ou toute autre personne, pourrait apporter une plus-value non négligeable parmi les nombreux projets à voir le jour dans le domaine de l'accessibilité libre et gratuite à la connaissance.


        Il est d'ailleurs assez étonnant qu'aucun projet visuel de ce type n'existe pour Wikipedia tant son apport est évident, et même si l'édition des informations dans Freebase se prête extrêmement  bien à ce type d'exercice. De toute manière, il est heureux de voir la progression élevée des projets de qualité concernant la propagation de la connaissance en ligne, ceux-ci gagneront au fur et à mesure leurs lettres de noblesse, à l'image de Wikipédia et de
l'article dans Nature concluant à une fiabilité sensiblement équivalente à celle de l'Encyclopedia Britannica.


[via
information aesthetics ]



PPS : Ces outils seront notamment très pratiques s'ils existent en version française un jour, permettant de bien mieux comprendre le pourquoi du comment dans le pays
fonctionnant quasiment exclusivement au travers des réseaux et carnets d'adresses qui est le nôtre.


PPS : A propos de l'Encyclopedia Britannica, je fais suite à l'article que j'y avait consacré, je leur reprochais - et leur avais fait savoir par mail - le manque de plugin de recherche pour Mozilla Firefox, peu pratique pour jongler entre différentes sources lors de recherches. Et bien chapeau pour la réactivité, non seulement un plugin a été mis en ligne, mais en plus le service clientèle s'est fendu d'un mail pour me le signaler. Ils apprennent vite visiblement, c'est bien tout le mal que je leur souhaite !


Mise à jour du 17 juin :
Je m'excuse auprès de mes lecteurs pour l'affreux anglicisme connection dont ce billet était truffé, jusqu'au titre...
Mardi 17 juin 2008
par Moktarama publié dans : Dans le monde
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        Je viens d'apprendre via
le blog Affaires étrangères qu'un rapport de l'ONU à propos de l'affaire du drône - de fabrication israëlienne, et fourni par les USA - géorgien abattu le 20 avril 2008 au-dessus de l'Abkhazie - une province séparatiste de la Géorgie - vient de paraître.

        Voici la vidéo qu'avaient communiqué les géorgiens, et la réponse des russes, qualifiant en gros cette dernière de
grossier montage et de provocation de la part du président géorgien envers la si pacifique Russie :







        Or, le rapport confirme totalement la version géorgienne, expliquant que c'est bien un avion de chasse russe - probablement un MiG-29 - qui a tiré un missile, et expliquant sa trajectoire montante - qui avait été dénoncée comme suspecte - par un vol à basse altitude pour éviter les accroches radars. Le rapport dit également qu'aussi bien la Géorgie - qui n'avait pas à envoyer un drone survoler le territoire abkhazes, violant les accords de cessez-le-feu - que la Russie - qui n'avait pas à l'abattre - se sont rendus coupables de flagrantes violations du droit international et des accords internationaux en vigueur.

        Ainsi, l'
ONU, pour changer, ne se mouille pas vraiment, mais cela constitue tout de même une victoire diplomatique pour la Géorgie, en ce sens que la Russie ne peut plus prétendre être neutre dans ce conflit, et qu'il apparaît de plus en plus évident que l'armée russe ne peut être la seule force de stabilisation - mandatée depuis une dizaine d'année par la CEI - présente dans les provinces séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

       La Géorgie vient d'ailleurs ce mardi de
demander des excuses officielles à la Russie, une semaine après des élections législatives géorgiennes ayant vu le parti du président l'emporter, certes avec pas mal de critiques internationales même si les processus démocratiques du pays, tout jeunes, sont en voie d'amélioration indiscutable.





Pour ceux que cela intéresse, voici mes précédents billets sur la crise russo-géorgienne :




Pour un billet détaillé sur les relations abkhazo-géorgiennes, et le rôle de l'URSS puis de la Russie dans la région, ainsi que des possibilités futures d'une réintégration des provinces géorgiennes séparatistes :
Mardi 27 mai 2008
par Moktarama publié dans : Dans le monde
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        J'ai toujours trouvé que le systême d'affichage des modules
GPS automobiles était excessivement peu pratique lorsqu'on est seul dans la voiture, ou en ville ou les croisements s'enchaînent. Peu pratique car avec un affichage peu ergonomique, pas toujours évident dans les directions données, je ne compte notamment plus les virages ratés...

        Et, visiblement, je n'étais pas le seul ! Ainsi, une société américaine va prochainement industrialiser un systême qui semble redoutablement efficace : un systême d'affichage tête haute - utilisé depuis fort longtemps dans les avions de chasse et depuis peu de temps dans les voitures haut de gamme - permet en effet de modéliser sur le pare-brise un cable virtuel en trois dimensions marquant le trajet programmé par le GPS, que le conducteur n'a dès lors plus qu'à suivre comme un rail situé à trois mètres au-dessus de la route. Une photo parlant plus que du texte :





        Franchement, n'est-ce pas limpide de simplicité par rapport au systême classique ? Peut-être qu'un marquage au sol serait plus efficace pour l'attention du conducteur, en tout cas l'idée est proprement géniale et d'une simplicité biblique, même un gamin de 3 ans comprendrait ! Et les fabricants assurent une adaptabilité possible et facile pour tout modèle de voiture, ainsi qu'une possible
harmonisation pour fonctionner avec les GPS existants et futurs. De plus, le systême ne couterait pas un prix exorbitant - environ 400 $ soit moins de 300 € en version préinstallée - aux dires de ses concepteurs.

        Le systême est en voie de commercialisation, ce ne semble pas être du
vaporware au vu du sérieux du site, des brevets déposés, des nombreuses explications données, du passé professionnel des trois larrons qui ont lancé le projet ; enfin bref on pourrait vraiment voir arriver ce systême dans nos contrées d'ici un ou deux ans. Ce qui serait tout simplement génial, je vous invite à regarder les vidéos de démonstration - fausses - faites, cela pourrait tout simplement révolutionner la visualisation des trajets. Et éviter à la fois des accidents - on ne regarde plus son GPS en permanence - et des retards dus aux erreurs de réactivité du conducteur - fréquentes lorsque beaucoup de routes se croisent, en ville par exemple - , bref du tout bon. Rendez-vous dans quelques années !


[via
information aesthetics]
Mardi 27 mai 2008
par Moktarama publié dans : Dans le monde
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