Une actualité en dessins relativement calme cette semaine, avec un peu de notre président, beaucoup d'actualités américaines, pour finir avec la montée - qui semble inexorable - de l'extrêmisme en Flandre.

Dans le cadre de la réunion pour la création de l'Union Pour la Méditerrannée, à la veille du 14 juillet, notre président a obtenu une victoire : tout le monde va venir, y compris Bouteflika. Ainsi qu'une défaite : le président syrien et le premier ministre israëlien, qui seront présents, n'ont pour l'instant pas fait part d'un empressement fou pour une rencontre officielle. Tout au plus se "croiseront-ils" , c'est à dire qu'il ne se passera strictement rien, et les deux pays continueront donc à négocier discrètement via la Turquie.
Concept d'un monument dédié à l'industrie automobile américaineTrainés vers l'avenir : " On ne peut pas le faire ! vous ne pouvez pas nous forcer à le faire ! C'est trop dur ! La technologie n'existe pas ! Ça ne peut pas être fait ! Le prix est trop élevé ! Ça prendrait des années ! Personne n'en achèterait ! Nous avons les mains liées ! ..."
Bon, quand j'écris "sourire" , disons qu'ils pourraient tirer leur épingle du jeu malgré les hausses vertigineuses du prix des matières premières, tandis qu'on voit assez mal ce que vont devenir deux des trois grands que sont Chrysler et General Motors, Ford ayant quand à lui et grâce à sa branche européenne, des compétences certaines pour se reconvertir suffisamment vite à une politique de véhicules à faible consommation.
Armée des Etats-Unis : " Vous rigolez ! Nous allons faire la guerre à l'Iran ? "L'auteur fait référence au long article de Seymour Hersh paru il y a peu dans le New Yorker, et qui décrit par le menu comment l'administration Bush vient de lever 400 millions de dollars pour mener d'importantes opérations de destabilisation en Iran, par exemple en finançant des fondamentalistes opposés au régime iranien, appliquant là la même technique qu'en Afghanistan dans les années 1980. Par ailleurs, on apprend que l'armée et les services secrets sont déjà fort affairés en Iran.
Le risque le plus grand dans tout cela est bien, comme dans le dessin, le risque que Bush arrive à déclencher un troisième front en Iran avec une armée américaine qui est déjà écartelée entre deux conflits durs.

Il est fait référence ici à la polémique qu'a du affronter Barack Obama - qui fait partie de la polémique plus générale concernant son patriotisme - au sujet de l'absence de drapeau américain en épinglette sur ses vêtements, comme les hommes politiques américains ont coutume de le faire. Des accusations récurrentes qui l'ont même poussé à finalement en porter, malgré ce qu'il avait déclaré en octobre sur le sujet.

Change : je peux payer les dettes de ma campagne avec !
Par ailleurs, Bill Clinton, qui fut chargé des basses oeuvres et attaques polémiques pour la campagne d'Hillary, vient apparemment d'accorder un soutien du bout des lèvres et à reculons au candidat démocrate désigné.
L'éléphant, symbole du parti républicain, tient un panneau " Une attaque terroriste, nous pouvons y croire " pastiche du slogan de
campagne de Barack Obama "we can believe in" , et dit : " Charlie Black me l'a envoyé... "Les partisans de McCain tiennent un journal : "Une attaque teroriste aiderait McCain"
Autre évènement de la campagne, cette fois-ci du côté républicain : Charlie Black, un des principaux conseillers de John McCain, a déclaré dans le magazine Fortune qu'une nouvelle attaque terroriste aux Etats-Unis serait "un gros avantage pour John McCain" . Cela a logiquement provoqué un tollé - , les démocrates sautant sur l'occasion de faire remarquer que les méthodes de G.W. Bush étaient les mêmes, et il n'est jamais bon de se faire comparer à ce que les américains eux mêmes considèrent comme leur pire président. McCain a d'ores et déjà manifesté son mécontentement, et le conseiller un peu trop disert s'est excusé platement.

La Belgique continue à se décomposer sous nos yeux, avec une Flandre qui ignore totalement les avis internationaux et européens, tout en continuant sa politique ô combien douteuse de pureté linguistique. Ainsi les non-néerlandophones se voient maintenant refuser la possibilité d'avoir un logement social, des circuits de dénonciation sont mis en place par les communes - ainsi un commerçant asiatique dont l'enseigne était en anglais s'est fait rappeler à l'ordre par une lettre de sa mairie pleine de menaces voilées - , et les gens se font carrément reprocher dans la rue de ne pas parler flamand, ce qui est assez commun dans cette région remplie d'européens nécessaires au bon fonctionnement des institutions du continent.
Pour relativiser un peu cette situation et montrer qu'une partie au moins des flamands se désole de tout ça, je signale que le dessin a pour auteur Kroll, humoriste flamand. Kroll est liégeois donc francophone, pardon à mes lecteurs - et tant pis pour ma quête du flamand modéré.
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