L'éditorialisation au Point, par Franz-Olivier Giesbert

Publié le par Moktarama



Franz-Olivier Giesbert (d'un peu trop près) [Source : rsepulveda - Flickr]


        Hier matin, Franz-Olivier Giesbert, directeur du magazine Le Point, était l'invité de l'émission de France Inter Le fou du roi. A cette occasion, il se fit quelque peu brocarder par le chroniqueur "politico-humoristico-médiatique" Didier Porte [1] . Ce dernier lui reprochait la présence dans Le Point du 30 avril d'un article écrit par Hervé Gattegno [2] , rédacteur en chef du Point et "journaliste d'enquête" , à propos de Julien Coupat et de la "bande de Tarnac" . Franz-Olivier Giesbert a répondu à Didier Porte après sa chronique, et défendu le travail éditorial de son rédacteur en chef d'une manière très intéressante, et à mon avis emblématique de la situation actuelle - notamment dans la grande presse.





Hervé Gattegno et Emilie Lanet, ou l'art de la brève inutile


Regardons tout d'abord "l'objet du scandale" de cette chronique, l'article d'Hervé Gattegno paru le 30 avril dans Le Point. Celui-ci était inclus dans les Confidentiels du Point. Intitulé "Les étranges affaires des amis de Coupat" , il rapporte deux informations très différentes et en induit une troisième en conclusion :

  • Première information : les amis de Julien Coupat ont acheté récemment un corps de ferme, après avoir déjà acquis une ferme il y a quelques années. Ces deux achats ont semble-t-il été payés quasiment au double du prix moyen dans la région. Mais "Intrigué par ces largesses, Tracfin a vérifié l'origine des fonds, sans trouver d'indice compromettant." Cette information est la seule qu'on peut qualifier d'inédite.

  • Seconde information : lors de son passage illégal aux États-Unis il y a quelques mois, Julien Coupat avait laissé un sac, ramassé par les policiers qui le filaient, et qui contenait une liste avec du matériel pouvant servir à poser un hakenkralle sur un caténaire. Cette information, comme ce Confidentiel le rapporte obligeamment, a déjà fait l'objet d'un article...d'Hervé Gattegno bien sûr, très précisément deux jours avant, et qui faisait lui-même office d'appel à acheter l'édition papier du magazine pour avoir d'autres "révélations" .

  • Information déduite par Hervé Gattegno et Emilie Lanet, proposée au lecteur en conclusion : "De quoi renforcer les soupçons contre le jeune homme, dont la remise en liberté a été refusée trois fois."

        On remarquera que la seule information inédite n'a, sous la forme donnée dans cette brève, strictement aucun intérêt. Aucun. Pourquoi ont-ils surpayé ces fermes, vu que l'origine de l'argent n'a "rien de compromettant" ? On ne le saura pas. [3] Y-a-t-il quelque chose dans ces achats qui puisse être condamnable, en dehors du fait que les parisiens qui achètent des maisons à la campagne se font fréquemment entuber [4] ? Hervé Gattegno nous dit que non...alors pourquoi en faire part ?

        La seconde information, elle, fait déjà l'objet d'un article complet. Elle n'est là, en vérité, très certainement que parce qu'Hervé Gattegno avait bien conscience de l'inintérêt de l'information qui faisait l'objet du Confidentiel...alors il fallait l'appuyer par la seconde, histoire que ça ne se voit pas trop. Au passage, ça lui permet de tirer une conclusion qui sous-entend prendre appui sur ces deux informations, sans pour autant que cela ne soit le cas : on peut en effet se demander le rapport qui peut exister entre deux achats immobiliers surpayés et le sabotage d'un caténaire dans un cadre terroriste.

        On voit ici toute l'expérience du journaliste-enquêteur-rédacteur en chef d'exception qu'est Hervé Gattegno : après avoir tiré un article d'une information pertinente [5] , celui-ci se demande comment exploiter une information totalement inutile, mais dont sa source [6] a tenu à lui faire part [7] . Il trouve alors une photo d'une des fermes de la "bande de Coupat" , torche dix lignes en plus des cinq de l'information proprement dite, histoire de l'étayer  - vu sa pauvreté initiale absolue - et nous balance ça comme un Confidentiel. Le résultat, splendide : un doigt de ragot inintéressant, une pincée de déduction, une bonne dose de recyclage matiné d'auto-promotion, et voilà qui fera le lecteur se sentir dans les coulisses de l'information [8] !

        Je vous laisse écouter ce court extrait de la chronique de Dider Porte, qui assassine littéralement notre enquêteur d'exception devant son directeur, en traitant strictement de la partie inédite de son article :







Franz-Olivier "Je publie toutes les informations" Giesbert : une certaine conception du travail éditorial


        Voici la réponse faite par Franz-Olivier Giesbert - alias FOG - , directeur du magazine Le Point, avec de brèves interventions de Didier Porte et Stéphane Bern - présentateur du Fou du roi , ci-dessous transcrite intégralement et commentée :



Franz-Olivier Giesbert : Moi, je ne me prononce pas sur cette affaire Coupat. Parce que...ce serait effectivement intéressant de voir comment la justice va traiter cette affaire, vu que pour l'instant on n'en est que dans la phase policière.
        Tout d'abord, on notera que si l'enquête est effectivement toujours en cours, un juge d'instruction de la section antiterroriste du Parquet de Paris a été saisi...considérer que la justice n'a rien à voir dans l'histoire pour le moment, alors qu'un homme est en détention préventive et quasiment au secret depuis six mois, pourrait sembler, disons, réducteur [9] . FOG, toutefois, compte bien s'intéresser à l'affaire dès lors que la partie judiciaire commencera. En gros, tant que Julien Coupat reste en préventive, il peut être sûr que FOG n'ira pas s'intéresser à la justice - ou l'injustice, c'est selon - de la situation. Il me semblait pourtant qu'il y aurait plus à dire de ces lois antiterroristes, fortement durcies ces dernières décennies [10] , lois d'exceptions qui sont appliquées pour des cas finalement bien différent de ceux pour lesquels on nous avait vendu ces durcissements successifs [11] .



Franz-Olivier Giesbert : En même temps, c'est une information troublante, je ne vois pas pourquoi...

Didier Porte [qui l'interrompt] : Troublante ?

Franz-Olivier Giesbert : Oui, troublante, ca mérite quand même interrogation. Vous ne pouvez pas dire aussi que quelqu'un qui vit à Manosque, où j'ai vécu, est forcément innocent de tout, je ne sais pas, et peut-être que...

        Pas mieux que Didier Porte. Je ne vois pas ce que cette information a de troublante, ou en quelconque rapport avec "l'affaire" de la "bande de Tarnac" . Même les articles qui s'attachaient à décrire Julien Coupat, et notamment son apparence indubitable à la petite bourgeoisie, ne se sont pas attachés à décrire avec un tel luxe de détails ce genre de non-information [12] . Quand à la référence à la ville de Manosque et son rapport avec l'innocence, comprenne qui pourra...



Franz-Olivier Giesbert : ...vous savez, le travail de la police, pour moi, il ne fait jamais foi, en même temps ce sont des informations tout à fait intéressantes alors Gattegno il a fait son boulot, il ne se fait pas auxiliaire de la police, il prend les informations, il les publie, bon, après on verra la suite.
        Traduction : je n'ai pas que ça à faire de vérifier si l'information mérite d'être publiée, si j'ai débauché Gattegno ce n'est pas pour brider son talent naturel. En fait, le travail de police "ne fait jamais foi" , mais si Gattegno prend les informations - qui ne font pas foi, donc - et les publie telles quelles [13] , FOG s'en fout, "on verra la suite" .



Franz-Olivier Giesbert : Moi je crois que c'est très important, que c'est très important de toute façon dans tous les cas de figure ...

Didier Porte [qui l'interrompt] :
Oui, enfin là ça fait six mois !

Franz-Olivier Giesbert : Oui, bien sûr, mais attendez il est peut-être coupable, c'est déjà arrivé pour d'autres ; je veux dire, moi, ce qui me scandalise et alors à ce moment là, vous verrez la machine du prince se mettre en route [c'est quand ils sont innocents] . Effectivement, de temps en temps, c'est le systême français d'ailleurs, vous avez des innocents qui restent en prison, vous avez eu l'histoire Outreau, et en dehors de cette dernière on sait très bien qu'il y a beaucoup d'innocents, je ne sais pas quoi, des charcutiers-traiteurs, de vagues histoires fiscales, des choses comme ça, qui sont envoyés au prison, au gnouf, et dont à la limite on n'entend plus jamais parler, donc effectivement, à la fin de l'affaire, il faudra se prononcer...

        Si Julien Coupat est coupable d'avoir effectivement posé un häkenkralle - fer à béton en U - sur un caténaire, alors cela justifierait une inculpation au motif de terrorisme [14] ?

        Suit une longue phrase qui, après avoir débuté par l'inévitable citation d'Outreau [15] , continue à propos de charcutiers-traiteurs inutilement punis par la justice française [16] , puis de "vagues histoires fiscales" [17] , et le fait qu'il faudrait se prononcer à la fin de l'affaire. On comprend d'un coup mieux comment une histoire telle qu'Outreau a pu recevoir l'assentiment médiatique : les journalistes attendaient la fin des procès pour "se prononcer" quand au déroulement de la procédure ! Julien Coupat va manifestement devoir attendre quelque temps avant que Le Point n'évoque les conditions de son parcours judiciaire...



Franz-Olivier Giesbert : ...mais en même temps, je ne vois pas pourquoi il y aurait des informations qu'on ne pourrait pas publier, si vous voyez ce que je veux dire. Moi, j'ai toujours cette théorie, et ça c'est la ligne du Point, d'ailleurs, c'est qu'on publie toutes les informations quand elles sont vérifiées, même si c'est en contradiction avec ce que j'appelle la ligne éditoriale. Je trouve qu'il est très important pour un journal de publier des informations qui l'emmerdent, et ça on y tient, au Point on le fait toujours.
        J'ai du mal à saisir le propos : Le Point a une "ligne éditoriale" , ainsi qu'une "ligne" qui veut qu'on publie également ce qui est contraire à la "ligne éditoriale" ? Cette "ligne" pousse donc, en dehors de la "ligne éditoriale" , à publier toute information vérifiée ?

        J'ai l'impression que FOG assimile la ligne éditoriale à l'orientation politique, ce qui est un travers certes bien connu dans la grande presse. Ne feraient donc pas partie de cette "ligne éditoriale" les critères nécessaires pour qu'une information soit publiée. Pour cela, il y a la "ligne" , qui dicterait le seul critère acceptable, y compris quand ça "emmerde" le journal : le fait que l'information soit vérifiée. Il me semblait pourtant que le pouvoir éditorial reposait sur la sélection des informations, pour ne donner que celles qui sont pertinentes...




Franz-Olivier Giesbert :  Dans le cas de Coupat, je vous assure que ce ne sont pas des informations qui nous font plaisir ou qui nous emmerdent : elles sont là, on les prend, et si on a une information contradictoire demain, on la publiera. On fera d'abord du journalisme contradictoire.
        Je vous laisse mesurer l'état de la profession de journaliste aujourd'hui. C'est ce genre de choses qui permet de mettre au même niveau un rapport de plusieurs dizaines de pages avec quatre phrases à l'emporte-pièce d'un porte-parole quelconque. C'est le journalisme contradictoire - qui prétend donner la même place aux informations contradictoires - ; qu'on met en opposition au journalisme engagé - qui ne pourrait pas délivrer une information "objective et neutre", contrairement au journalisme contradictoire. C'est le journalisme "objectif et neutre", qui prétend distribuer de l'information contextualisée sans exprimer de point de vue, et étouffe toutes les autres formes en les réduisant à un journalisme "engagé" qui ne pourrait ontologiquement être digne de confiance.



Stéphane Bern : on fera le rapport avec le prix de l'immobilier dans les prochains numéros sur le prix de l'immobilier.

Franz-Olivier Giesbert :
Qu'il est méchant celui-là, c'est devenu une teigne depuis qu'il est à France Inter...

Didier Porte : Ca sentait un peu l'info balancée par les flics, voilà, c'est tout.

Franz-Olivier Giesbert :
Oui mais voilà, attendez, on fait des journaux avec des informations qui sont balancées par des flics, par des avocats, par des truands, on vérifie, Hervé Gattegno est un journaliste qui vérifie, qui "check" , enfin je veux dire que c'est quelqu'un qui travaille, donc, euh...vous dites vous-même que c'est un très bon journaliste [18] , il est sûr de son fait quoi.

        Didier Porte se montre particulièrement maladroit dans son interruption, en permettant à FOG de dérouler des évidences telles que la diversité des sources journalistiques. De reste, pour FOG, Hervé Gattegno travaille, Hervé Gattegno "check" , Hervé Gattegno est un journaliste qui vérifie, Hervé Gattegno est sûr de son fait. Il est vrai qu'Hervé Gattegno vilipende internet parce que "Si dans la presse, un journaliste publie une fausse information, la profession va s’en émouvoir, et il en découlera une rectification, voire une sanction" alors que "sur Internet, il n’y a pas de manquements car il n’y a pas de règles, c’est la jungle" car lui, Hervé Gattegno, ne publie effectivement jamais de fausses informations, et en tant que rédacteur en chef, n'en laisse pas passer. On avait compris que c'était en effet la "ligne" suprême du Point.

        Ainsi, quand il parle de l'adoption de logiciels Open Source par l'Assemblée Nationale, mentionne le coût précis des frais de maintenance en les jugeant "élevés" sans même mentionner que le systême concurrent avait lui aussi des coûts de maintenance et de mise à jour "élevés" , il ne rapporte pas de fausse information. Il se contente de prendre celle qui lui plaît, et exercera son métier de journaliste "contradictoire" si jamais l'entreprise qui propose le service envoie avec force un droit de réponse au Point. Amusant comme le journalisme contradictoire ne s'embarasse pas de l'honnêteté intellectuelle...qui n'a à voir apparemment ni à la "ligne éditoriale" , ni à la "ligne" .

        D'ailleurs, quand Hervé Gattegno annoncait deux mois à l'avance la plainte du président de Clearstream , entreprise objet du livre "Révélation$" , envers les deux co-auteurs de ce dernier, il ne publiait pas de fausse information, car il est un journaliste qui "checke" , qui travaille, qui est sûr de son fait "quoi" . Il avait juste de très bonnes sources...



Franz-Olivier Giesbert : Et après, si il y a une information qui contredit tout ça, vous pouvez me faire confiance, Le Point la publiera, parce que nous on publie les démentis, contrairement à beaucoup d'autres journaux, et je trouve c'est une mauvaise époque, ça, dans la presse.
        Nous faisons également confiance à FOG pour publier la réponse de Julien Coupat au Point : "Julien Coupat raconte ses déboires immobiliers" , ça devrait d'ailleurs parfaitement s'insérer dans la rubrique "Conseils pratiques" du prochain numéro du Point sur l'immobilier - qui va remonter, n'en doutons pas.





Notes

[1] On pourra voir la page de présentation du Fou du roi du 19 mai 2009, ou écouter cette chronique en intégralité sur cette page d'un blog qui met à disposition les chroniques de Didier Porte sur France Inter.

[2] Hervé Gattegno est journaliste, ancien directeur de la rubrique France au journal Le Monde de 2000 à 2004, puis "grand reporter" au même journal, et passé au Point en 2007.

[3]
Et on ne me fera pas croire qu'un enquêteur de la trempe d'Hervé Gattegno, passé par les plus grands journaux, ne pouvait obtenir ces informations auprès des vendeurs, par exemple. Par contre, on connaîtra les sommes dépensées à l'euro près et le nom des deux fermes, ce qui dénote la capacité d'Hervé Gattegno à être fort précis.

[4] Et qu'il ne soit pas impossible qu'un groupe qui rejette la civilisation occidentale considère comme peu de choses les négociations marchandes...

[5]
Mais peut-être pas au point d'intituler l'article "NOS RÉVÉLATIONS EXCLUSIVES - Nouveaux indices compromettants pour Julien Coupat" quand on ne relate pas un nouvel évènement mais la fuite arrangée d'une information vieille de plusieurs mois.

[6]
Policière ou ministérielle, compte tenu des informations obtenues et de la prédilection d'Hervé Gattegno envers les sources institutionnelles.

[7]
Et éventuellement à ce qu'elle soit reprise, on ne donne rien sans rien avec ce genre de sources.

[8]
D'autres y verront certainement la marque d'une machination policière quelconque...à l'instar de Didier Porte, je pense plutôt à du maljournalisme comme on en voit tous les jours dans les médias - tous canaux confondus. On pourra éventuellement reprocher à Hervé Gattegno de donner trop de crédit à ses sources institutionnelles, et donc de manquer d'honnêteté intellectuelle dans une mesure peu compatible avec l'exercice du journalisme.

[9]
Ainsi, si maître Eolas ne se prononce en aucun cas sur le fond, il prend soin dans "Quelques mots sur l'affaire Coupat" de justement nous expliquer comment la justice s'exerce pendant l'instruction dans le cadre de la juridiction antiterroriste.

[10]
On pourra lire un résumé intéressant pour les profanes dans "A propos de l'antiterrorisme, éléments de contexte"  d'Article11, publication cultivée d'extrême-gauche. On pourra également consulter la loi du 24 janvier 2006 "relative à la lutte contre le terrorisme et portant dispositions diverses relatives à la sécurité et aux contrôles frontaliers" , qui étend notamment la garde à vue à six jours consécutifs sans obligation d'être présenté devant un juge.

[11]
Pour s'en convaincre, on pourra lire ce rapport de 2008 au sujet de l'extension de l'application de la juridiction antiterroriste, de l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch.

[12]
Comme par exemple dans cet article de L'Express intitulé "Julien Coupat, l'homme invisible" . Il est vrai que dans un article du Point du 2 décembre 2008, on trouvait déjà ce genre de détails tellement nécessaires...

[13]
Pas de contextualisation, aucune information complémentaire, remplissage pour le faire passer au lecteur.

[14]
On comprend mieux quelle mentalité amène les prisons françaises à être les pires d'Europe, si ils sont coupables, alors ils n'ont pas droit à une défense normale...

[15]
Dont on a des difficultés à voir le rapport avec le sujet de l'article de Gattegno, au moins les accusés d'Outreau avaient des avocats qui étaient en position de les défendre, ce qui est nettement plus dur quand le dossier de votre client est sous la juridiction antiterroriste.

[16]
Y aurait-il moins de criminels chez les charcutiers-traiteurs que dans d'autres secteurs professionnels ?

[17]
Dont on ne voit pas non plus le rapport avec le terrorisme ou la présomption d'innocence, à moins que la section antiterroriste ne s'occupe déjà des fraudeurs fiscaux qui veulent abattre le systême et tiennent des propos d'ultragauche ;-)

[18]
Si je ne m'abuse, cette mention était ironique de la part de Didier Porte, tant Hervé Gattegno est connu (négativement) à gauche du spectre politique.


Publié dans En France

Commenter cet article

Aer 22/08/2009 15:13

Pour habiter en région PACA, et "connaitre" quelque peu la ville de Manosque, je pense que FOG voulait parler de la réputation assez sordide des personnalités du coin, qui tourneraient plus autour de termes tels que "Gros mafioso bourré de pognon" que de "sainte vierge effarouchée".

Moktarama 30/08/2009 18:16


Merci pour l'explication, c'était un point qui m'intriguait..