Et les chances que ça s'arrange
sont nulles, entre les grandes transhumances des ménages américains en été, la demande toujours croissante des pays émergents et la Russie dont les réserves seraient bien inférieures à ce que dit
Poutine - et de toute manière, les investissements sont au point mort en Russie - , ce qui porterait le baril à 170 $ cet été. Et encore, en cas de guerre avec l'Iran,les prévisions sont à 300
$. Bref, comme le disent les saoudiens, va falloir s'habituer à un pétrole hors de prix, que même sans guerre avec l'Iran je
vois bien aller titiller les 200 $ facilement en fin d'année.
Notre présidentconfirme le lancement de la
construction d'un second réacteur EPRconstruit par Areva et EDF, qui applaudissent la mesure. Cette dernière, via un
porte-parole, clame d'ailleurs avoir les compétences nécessaires alors que le premier réacteur en construction, à Flamanville, souffre de graves problèmes dans sa construction, à tel point que
l'Autorité de Sureté du Nucléaire - ASN - a suspendu les travaux pour des vérifications plus approfondies.
Peut-être serait-il plus sûr
d'attendre un peu de voir si on arrive a en construire un, le réacteur prototype Finlandais ayant déjà pris un an et demi de retard et n'étant pas prévu pour avant 2011...plutôt que de se lancer
dans des réalisations multiples dont on ne sait même pas si nous réussiront à les achever dans les normes !
On peut établir un certain
parallèle avec le prix du pétrole brut, qui pousse à faire vite tant ces compétences vont devenir cruciales...le problème étant qu'à faire trop vite on risque de ne rien faire du tout, l'ASN ne
laissant pas passer d'erreurs risquant de causer des problèmes sur des constructions qui sont censées être conçues pour une durée de vie minimale de 60 ans.
Après un week-end qui a vu la
place de l'hôtel de ville remplie de sacs poubelles, les éboueurs ont décidé d'assouplir le mouvement en ne faisant grève que 55 minutes par jour.La grogne est toujours présente, chez les éboueurs comme dans la majorité municipale, et le conflit vient ici probablement de signer la fin des ambitions nationales de Bertrand
Delanoë, qui risque d'avoir beaucoup de mal à expliquer auprès de ses petits camarades du PS que "la privatisation des services publics, ce n'est pas bien, sauf quand je la fais dans ma ville gérée
comme une PME" .
Quand le Bio devient moins cher que l'intensif Je parlais dans ce billet du comté biologique du producteur Marcel Petite, dont une variété est
vendue au prix de 17 € le kilo, soit, dans un supermarché parisien, l'équivalent d'un comté de marque - comme Entremont. J'ai eu l'occasion de le gouter, et il est tout à fait honorable. Pas aussi
bon que celui du fromager, mais au mois autant que les produits de supermarché vendus au même prix.
Par ailleurs, je ne sais
pass'il a été victime de son succès, mais le comté Bio Monoprix vendu à un prix à peine supérieur à la marque Monoprix "non bio" a
totalement disparu des rayonnages, je n'aurais eu l'occasion d'en acheter qu'une seule et unique fois. Dommage ! Cela montrait pourtant l'indiscutable viabilité de la production biologique y
compris en terme tarifaires, et engageait à fouiller ces démarches, au moins pour certaines filières.
On ne parle plus de la loi sur les
semences génétiquement modifiées, l'actualité chassant l'actualité, et pourtant il continue de se passer pas mal de choses.Les faucheurs volontaires ont recommencé leurs actions, détruisant quatre parcelles
expérimentales en plein champ.Ces parcelles étaient plantées en variétés résistantes aux herbicides, ou les produisant
elles-même, ce qui dans les deux cas est une aberration, l'une encourageant l'arrosage systématique et en grandes quantités, l'autre étant potentiellement toxique pour l'homme.
Enfin,la transposition de la directive européenne sur la responsabilité environnementale s'est
faite tout récemment et à minima, dans un magnifique fourre-tout incluant les modifications réclamées par le Conseil
Constitutionnel à propos de la confidientialité - ce ne le sera pas - des informations relatives aux cultures de semences génétiquement modifiées. Par contre, la directive européenne s'est fait
transposer à moitié : pas de protection des "lanceurs d'alertes" - logique, on vient d'instituer un délit de fauchage - , pas d'obligation de constituer des réserves financières pour permettre un
dédommagement éventuel, bref on peut supposer que les assiociations de producteurs biologiques vont se porter partie civile et gagner...dans quelques années vu la lenteur de la justice.
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