Mise à jour

Publié le par Moktarama


Le pétrole bat un record à 128$, prévisions à 150$ pour fin 2008

        Une prédiction qui a toutes les chances de s'avérer fausse, étant donné que le pétrole est déjà à 146 $ le baril...pendant ce temps, là, l'Arabie Saoudite fait toujours semblant d'être préoccupée tout en se défaussant totalement sur les spéculateurs, la demande et le contexte géopolitique. Arrêtez les gars, avouez-le, que vous vous frottez les mains !

        Et les chances que ça s'arrange sont nulles, entre les grandes transhumances des ménages américains en été, la demande toujours croissante des pays émergents et la Russie dont les réserves seraient bien inférieures à ce que dit Poutine - et de toute manière, les investissements sont au point mort en Russie - , ce qui porterait le baril à 170 $ cet été. Et encore, en cas de guerre avec l'Iran, les prévisions sont à 300 $. Bref, comme le disent les saoudiens, va falloir s'habituer à un pétrole hors de prix, que même sans guerre avec l'Iran je vois bien aller titiller les 200 $ facilement en fin d'année.



Des réacteurs EPR et de la nécessité du service public

        Notre président confirme le lancement de la construction d'un second réacteur EPR construit par Areva et EDF, qui applaudissent la mesure. Cette dernière, via un porte-parole, clame d'ailleurs avoir les compétences nécessaires alors que le premier réacteur en construction, à Flamanville, souffre de graves problèmes dans sa construction, à tel point que l'Autorité de Sureté du Nucléaire - ASN - a suspendu les travaux pour des vérifications plus approfondies.

        Peut-être serait-il plus sûr d'attendre un peu de voir si on arrive a en construire un, le réacteur prototype Finlandais ayant déjà pris un an et demi de retard et n'étant pas prévu pour avant 2011...plutôt que de se lancer dans des réalisations multiples dont on ne sait même pas si nous réussiront à les achever dans les normes !

        On peut établir un certain parallèle avec le prix du pétrole brut, qui pousse à faire vite tant ces compétences vont devenir cruciales...le problème étant qu'à faire trop vite on risque de ne rien faire du tout, l'ASN ne laissant pas passer d'erreurs risquant de causer des problèmes sur des constructions qui sont censées être conçues pour une durée de vie minimale de 60 ans.



Grève illimitée des éboueurs à Paris


        Après un week-end qui a vu la place de l'hôtel de ville remplie de sacs poubelles, les éboueurs ont décidé d'assouplir le mouvement en ne faisant grève que 55 minutes par jour. La grogne est toujours présente, chez les éboueurs comme dans la majorité municipale, et le conflit vient ici probablement de signer la fin des ambitions nationales de Bertrand Delanoë, qui risque d'avoir beaucoup de mal à expliquer auprès de ses petits camarades du PS que "la privatisation des services publics, ce n'est pas bien, sauf quand je la fais dans ma ville gérée comme une PME" .



Quand le Bio devient moins cher que l'intensif

        Je parlais dans ce billet du comté biologique du producteur Marcel Petite, dont une variété est vendue au prix de 17 € le kilo, soit, dans un supermarché parisien, l'équivalent d'un comté de marque - comme Entremont. J'ai eu l'occasion de le gouter, et il est tout à fait honorable. Pas aussi bon que celui du fromager, mais au mois autant que les produits de supermarché vendus au même prix.

        Par ailleurs, je ne sais pas s'il a été victime de son succès, mais le comté Bio Monoprix vendu à un prix à peine supérieur à la marque Monoprix "non bio" a totalement disparu des rayonnages, je n'aurais eu l'occasion d'en acheter qu'une seule et unique fois. Dommage ! Cela montrait pourtant l'indiscutable viabilité de la production biologique y compris en terme tarifaires, et engageait à fouiller ces démarches, au moins pour certaines filières.



Les chiens aboient, la caravane passe : Du PS et de la loi OGM

        On ne parle plus de la loi sur les semences génétiquement modifiées, l'actualité chassant l'actualité, et pourtant il continue de se passer pas mal de choses. Les faucheurs volontaires ont recommencé leurs actions, détruisant quatre parcelles expérimentales en plein champ. Ces parcelles étaient plantées en variétés résistantes aux herbicides, ou les produisant elles-même, ce qui dans les deux cas est une aberration, l'une encourageant l'arrosage systématique et en grandes quantités, l'autre étant potentiellement toxique pour l'homme.

        Pendant ce temps-là, la France s'est fait condamner par un tribunal saisi par des association de producteurs biologiques pour la mauvaise transposition dans le droit national - la spécialité de nos fainéants de parlementaires multi-cumulards - de la directive européenne 2001/18 sur la dissémination des semences GM. En effet, il a été jugé que la loi française n'instaurait pas de garanties suffisantes en matière de coexistence des cultures, mais aussi de responsabilités en cas de contamination.

        Par ailleurs, les lobbys agroalimentaires continuent toujours de faire pression sur l'Union Européenne, regrettant que la ferme position de l'UE incite les pays africains à les refuser eux aussi, et alors que selon eux, comme toujours, les semences génétiquement modifiées seraient la panacée absolue contre la faim dans le monde et les prix élevés des cours, tout ça à cause de ces salauds de consommateurs des pays riches qui ne veulent pas en manger. On peut rappeler à titre indicatif que la production humaine permet depuis les années 1980, si elle était bien employée, de nourrir neuf milliards d'êtres humain...quand on voit que le gachis en Europe s'élève à plusieurs milliards d'euros de nourriture par an, ça laisse songeur sur la soi-disant nécessité impérieuse pour l'humanité de passer toute entière aux semences génétiquement modifiées.

        Enfin, la transposition de la directive européenne sur la responsabilité environnementale s'est faite tout récemment et à minima, dans un magnifique fourre-tout incluant les modifications réclamées par le Conseil Constitutionnel à propos de la confidientialité - ce ne le sera pas - des informations relatives aux cultures de semences génétiquement modifiées. Par contre, la directive européenne s'est fait transposer à moitié : pas de protection des "lanceurs d'alertes" - logique, on vient d'instituer un délit de fauchage - , pas d'obligation de constituer des réserves financières pour permettre un dédommagement éventuel, bref on peut supposer que les assiociations de producteurs biologiques vont se porter partie civile et gagner...dans quelques années vu la lenteur de la justice.


Publié dans En Europe

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