Petite analyse comparative du buzz et du journalisme

Publié le par Moktarama


        Nicolas Sarkozy est passé sur France 3 lundi 30 juin, pour s'y faire interviewer à propos de l'Europe, et un peu aussi pour parler du drame de Carcassonne. Le soir même, une vidéo filmée avant l'interview a été publiée par Rue89. Elle dure 6 minutes et on y voit, pour les rares qui reviennent de vacances, le président s'énerver quelque peu contre un technicien de France 3 qui ne lui aurait pas répondu "bonjour" quand lui-même l'a salué. Mais aussi rebondir avec un "c'est le service public, on n'est pas chez les manifestants, ça va changer tout ça" , puis faire tous les petits gestes qu'on lui connaît - montrer sa Patek Philippe, avoir des tics et tutoyer les journalistes.

        Rue89 a publié cette vidéo dans un article quasiment vide de texte, en dehors d'un chapô décrivant une "ambiance glaciale" . Le reste de l' "article" étant consacré à décrire le contenu de la vidéo sans aucune information supplémentaire, je ne le considère pas comme tel. Une partie des blogueurs politiques a alors réagi par le mépris, estimant que la valeur informative de cette vidéo était nulle.

        La rédaction de Rue89 a alors publié un second article, expliquant pourquoi ils estimaient que cette vidéo, à elle seule, avait valeur d'information, montrant une fois de plus la nature des rapports que le président entretient avec la presse. Une vidéo très importante selon eux. Un troisième article est même apparu ce matin, où la rédaction s'indigne que France 3, producteur des images, leur demande de cesser cette diffusion sous peine de procès.

        Et là, on voit bien que Rue89 - que j'apprécie par ailleurs, même si je suis de plus en plus déçu par certains articles - se fout totalement de notre gueule. En effet, comment peut-on considérer que la seule diffusion de cette vidéo puisse constituer un travail journalistique ? A ce moment là, Dailymotion, Youtube et Wat.tv pourraient se considérer également comme des journaux, de par le nombre phénoménal de vidéos de ce type diffusées sur ces supports et qui se sont répandues comme des trainées de poudre - la vidéo de Royal et des enseignants, la vidéo du "casse-toi pauv'con" et autres perles du même acabit.

        Comme l'a rappelé si bien l'auteur du blog novovision - que je mets de suite dans mes liens et vous recommande - dans divers commentaires et billets, le travail du journaliste consiste avant tout à réorganiser les informations brutes, à les remettre dans leur contexte, et - rêvons un peu - à tenter d'induire une réflexion pertinente chez le lecteur.

        Qu'a fait Rue89 ? Diffuser, sans aucune explication, ni du contexte - ah si, l'heure et la date - , ni de rien du tout d'ailleurs à part cette fameuse "ambiance glaciale" , une vidéo dont ils savaient, vu la virulence du mouvement anti-Sarkozy - et parfois son aveuglement - , qu'elle allait se diffuser comme une trainée de poudre sur le web...si ce n'est pas ce qu'on appelle faire du buzz, il va falloir que je revois mes idées sur ce qu'est le journalisme.

        La comparaison avec cet article de Libération sur le sujet fait très mal : on y apprend que Sarkozy fut accueilli devant France 3 par une foule de manifestants employés de la chaîne, et que le technicien contre lequel il s'emporte ne serait même pas celui que l'on voit sur la vidéo - ce qui, au seul visionnage de cette dernière, est très loin d'être évident. Mais aussi qu'Audrey Pulvar, assez pugnace intervieweuse, réfute totalement l'assertion d'une ambiance glaciale et parle plutôt de concentration avant un direct. Mais de toute manière, on comprend qu'un homme, fut-il Sarkozy, ait quelques mots après s'être ouvertement fait chahuter, et ce quelques minutes avant un direct capital de son point de vue. Bref, oui notre président est un nerveux avec une grande gueule, et oui il n'a pas apprécié cette mini-manifestation, et oui il veut changer cet esprit-là. Rien de nouveau sous le soleil.

        Ce qui est sensiblement étonnant, par contre, c'est qu'un "pure player " web du journalisme, et même celui qui a la plus grosse audience, tombe dans exactement les mêmes pièges de la non-information et de la recherche du buzz que les médias classiques venant au web, à la manière d'un Parisien avec la vidéo du "pauv'con" ou d'un Nouvel Obs avec le faux SMS. Et quand en plus c'est un média papier qui reprend la vidéo pour faire dessus un vrai travail journalistique, on se retrouve un peu perdu car c'est une sacré inversion par rapport aux débuts - en 2007 - des médias en ligne. D'autant plus quand ce média en ligne semble méconnaître un usage du web élémentaire, à savoir admettre ses erreurs, surtout quand elles sont aussi flagrantes, plutôt que de se justifier et de se poser en victime comme avait pu le faire un Monde lors de la sortie du livre de Péan & Cohen.

        On peut également se poser la question de la qualité de l'audience retenue, et de la fréquentation. En effet, si cette vidéo avait été publiée dans un article explicatif, on peut douter qu'elle aurait eu le même retentissement médiatique - le fameux buzz. Certes, Rue89 aurait eu - beaucoup - moins de visiteurs pour cet "article" . Mais n'est-ce pas un pari à très court terme ? Une audience est également qualitative, or devenir une référence du journalisme en ligne est un travail de longue haleine, qui se définit avant tout par ses lecteurs. Le Monde est jadis devenu une référence car tout le monde estimait que le travail fourni valait son pesant de cacahuètes, y compris ceux qui ne le lisaient pas.

        Rue89, avec cette diffusion, gagne des milliers de lecteurs temporaires, qui sont intéressés par ce genre de vidéos, mais dans le même temps, le site ne perd-il pas une partie de sa crédibilité et de ses lecteurs les plus critiques, peut-être les plus à même, justement, de faire devenir ce journal une référence ? De la même manière, Libération va peut-être se faire incendier par ses lecteurs les plus partisans pour avoir démonté ce buzz, mais n'y gagne-t-il pas ici une certaine crédibilité en tant que journal "de référence" ? J'ignore volontairement les cinq pages de publi-rédactionnel pour le disque de Carla Bruni, le but n'étant pas de donner une note à Libé mais de constater les divers impacts des articles.

        Pour finir, je constate que les "pure players" ne sont pas les blanches colombes qu'ils prétendent être, et que les médias papiers ont encore de sacrées ressources. La réflexion semble donc devoir se porter directement vers les pratiques journalistiques et la reconscienciation de l'importance du captage des lecteurs les plus difficiles, ceux qui sont psychorigides du sourçage, de l'explication, de la contextualisation, d'une approche réflexive plutôt qu'uniquement factuelle, et de la bonne écriture du français. Embaucher un médiateur et un correcteur me semble à ce titre assez indispensable vu le manque fatal de recul de la plupart des journalistes, et malgré la bonne connaissance pour certains des usages du web.



PS : On remarquera avec intérêt que
le travail journalistique du Monde sur cette affaire fut quasiment nul, se contentant de la même recette que Rue89 : vidéo accompagnée pour boucher les trous d'une description de cette dernière, fort bien écrite au demeurant. Bakchich, quand à lui, et c'est bien dommage car j'apprécie nettement plus ce site, met uniquement la vidéo, tombant encore plus bas sur ce coup que son confrère "pure player" du web.


PPS : la reconscienciation se définit comme "le retour d'une prise de conscience" , je fais ici une petite expérience linguistique avec Google
à la manière de Jean Véronis, ne me tapez pas dessus pour ma lamentable expression française et mon incohérence :-)


PPPS : Pour illustrer les dommages faits par ce buzz,
on remarquera que cet extrait, lui tout à fait "on" , est passé complètement inaperçu, alors qu'il aurait mérité une certaine médiatisation. On voit bien ici que même le président est embarrassé quand Audrey Pulvar lui demande avec une louable insistance combien d'arrestations - et donc de moyens mobilisés - seront nécessaires pour que Brice Hortefeux arrive à remplir l'objectif fixé de 25 000 sans-papiers expulsés cette année.

Publié dans En France

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narvic 03/07/2008 23:56

Alors ? Tu as goutté à l'effet magique d'Embruns ? Plein de lecteurs curieux qui te tombent dessus d'un seul coup, et gardent un oeil sur ton blog maintenant... Il s'agit de les convaincre de revenir souvent désormais! Au boulot... ;-) En fait, ne te prends pas la tête surtout. Continue comme ça, et je continuerai à te lire régulièrement :-)à + 

Moktarama 04/07/2008 04:02


L'effet est extrêmement sympathique, ça fait toujours plaisir :-)

Maintenant, je tiens à signaler que sur la journée, Autheuil (qui m'avait cité la semaine dernière à propos de Terra Nova) m'avait à ce moment-là apporté un poil plus de nouveaux visiteurs comparé
à toi et Embruns...

Comme quoi le classement de Wikio n'a pas vraiment de corrélation avec l'audience des blogs, j'en reviens et Autheuil est 1081ème.


Isabelle 03/07/2008 21:11

- Garçon: oui, j'avais lu ton billet (http://cafecroissant.fr/2008/le-jt-de-france2-raconte-nimporte-quoi/#comments). Il était excellent et j'avoue que je m'étais bien marrée. Mieux vaut en rire... ;-(C'est d'ailleurs pour ça, qu'aux États-Unis, les blogs sont devenus un 5e pouvoir parce qu'ils remettent en question ce que diffusent les médias. Je ne suis pas sûre du tout, d'après ce que je vois d'ici, que ce soit déjà le cas en France.- Moktarama: à propos de ton anecdote "directeur de l'info d'une grande chaîne US dans les
années 70, qui répondit à ses propres journalistes trouvant une carte explicative trop "austère" pour les téléspectateurs : on s'en branle, nous ne sommes pas là pour divertir mais pour
informer.", en Amérique du Nord, le mandat clair des médias est de divertir. Cela veut aussi dire présenter l'information "sérieuse" de manière divertissante. Le "divertissant" prenant, depuis la première guerre du Golfe (je la prends comme point de référence parce que c'est l'évènement qui a permis à CNN de s'imposer comme source d'info et qui dit CNN dit instantané, sensationnaliste et pas vraiment sérieux), un aspect très "sensationnel". Plus c'est gros, plus ça vend.Merci aussi pour la référence du livre, je vais regarder si je peux me le procurer.- Autre constat que j'ai effectué: le manque flagrant de sens critique de la part du public (attention, je généralise). On peut quasiment faire avaler n'importe quoi à n'importe qui (voir le 11 septembre et ses conséquences, les lois anti-tabac notamment la hollandaise qui interdit la clope dans les coffee-shops, mais pas les joints, etc). Les journalistes aussi ont perdu ce sens critique qui fait généralement toute la différence entre une information "sérieuse" (c'est à dire vérifiée, pesée, analysée) et du copier/coller de fil de presse.

Garcon 03/07/2008 18:57

Concernant Eolas je faisais en partie reference a son recent billet sur l'assistante sociale qui est devenu une info relaye par les medias ;)Mais a propos de la mal-information, j'ai le sentiment, et je peux me tromper, que il existe un certain romantisme vis a vis du journalisme, il y a t il vraiment une periode ou l'information etait traitee en permanence de maniere rigoureuse par une majorite des redaction que ce soit sur papier ou en tv ?Je suis surement trop jeune pour avoir du recul vis a vis de cela , mais je me souviens petit de ce scandale autour de l'annonce (a tort) de la seropositivite d'Adjani...Cela dit travaillant dans le milieu du cinema , je dois reconnaitre qu'un phenomene identique existe poussant les productions au divertissement sous toutes ses formes mercantiles au detriment de toute reflexion...

Moktarama 03/07/2008 19:13


Je répondais aussi en partie à cette référence :-)

Les temps dont je parlais se situaient en effet plutôt il y a quelques dizaines d'années, cf les commentaires d'Isabelle. Pour ce qui est de la presse française, je ne saurais être catégorique vu
ma faible connaissance du sujet avant 1980, maintenant pour ce qui est de la presse américaine, elle a bien connu un vrai âge d'or jusque dans les années 80, avec des journalistes tenaces, que ce
soit dans les journaux ou à la télévision. Pour en avoir une idée, on peut regarder le film de Clooney Good night and good luck.

Le problème n'étant pas que des journalistes soient mauvais, ça a toujours existé, mais que les temps soient à l'uniformisation totale de ce fait, avec une approche qui privilégie uniquement la
forme sur le fond.

Si vous voulez approfondir le sujet du point de vue du journalisme américain, je ne saurais trop vous recommander le livre de Kristina Borjesson intitulé Into the buzzsaw (titre américain,
le titre français est black list) et rassemblant des témoignages d'une quinzaine de grands journalistes d'investigation. C'est très éclairant, à la fois sur les relations actuelles entre
les médias et les puissances politiques et d'argent, mais également à propos de ce que fut à un moment le journalisme américain.


Garcon 03/07/2008 00:59

bonne analyse que tu fais la, mais je dosi avouer que je reste perplexe sur le point de la mal information. en soit ce sont des micro phenomenes, tres relatifs a la sphere internet, cela ne touchera jamais autant qu'un JT en terme d'audience. Que ce genre de video soit diffusee en fait un buzz pas de l'info, et je ne crois pas que ce soit si nuisible que cela. Tout autant que la video pauv'con, il n'y a que peu de trace d'information, mais plutot la presence d'un moment rare, a l'encontre des formatages habituels, ce qui excite la curiosite. Ces quelques moments ressemble plus a uune volonte de faire de l'image realite ... je sais pas si je suis tres clair la...En revanche quelquechose qui gangrene veritablement l'information c'est lorsque qu'un sujet comporte vraiment une information et que celle ci est totalement fausse. J'avais fait un billet a ce propos concernant la couverture du JT de F2 a propos de la campagne US : http://cafecroissant.fr/2008/le-jt-de-france2-raconte-nimporte-quoi/#commentsEnfin de compte la valeur de cette video est simplement de nourrir notre besoin de voyeurisme, et pour d'autre l'opportunite de pratiquer des analyses fouillees sur un buzz :) Par ailleurs je penses que le passage sur les 25000 expulsions a ete relativement diffuse que ce soit sur @si ou lepost(!) voir meme sur mon blog (j'ai pris le parti de reunir la videos "off" et des extraits de l'interview pour retracer la journee). Mais la peu de bloggueurs pour relayer la video, cela dit les blogs ne font pas l'information il la diffuse , l'analyse, la commente. Tout le monde n'est pas Eolas ...

Moktarama 03/07/2008 01:25


Je suis totalement en désaccord : la mal-information, c'est aussi le casse toi pauv'con qui a fait la une de tous les JT, c'est le texto qui a également fait des unes à rebondissement dans
tous les médias après avoir buzzé via le site internet du Nouvel Obs, c'est un nombre invraisemblable de fausses infos - tu en cites une notamment - qui sont reprises par des médias
fonctionnant en circuit fermé, et d'erreurs en tout genre corrigées une semaine plus tard - pour les médias papier, la télé s'en tape - avec un erratum de la taille d'un timbre. On pourrait parler
du retentissement médiatique des dernières émeutes connues en Chine - et liées par nos chers médias aux JO et au Tibet - alors que ce genre d'évènement se produit assez fréquemment depuis plusieurs
années, notamment à la campagne et pour de pures raisons d'une politique intérieure désastreuse.

Bref, ce sont des journalistes qui ne prennent plus le temps de l'analyse pour courir après une audience qui, du coup, refuse tout ce qui porte à la réflexion...les journalistes devraient être
exigeants avec eux-mêmes avant de se dire "c'est de la merde, coco, mais les gens ne veulent que ça" . Ca me fait penser à jenesaisplus quel directeur de l'info d'une grande chaîne US dans les
années 70, qui répondit à ses propres journalistes trouvant une carte explicative trop "austère" pour les téléspectateurs : on s'en branle, nous ne sommes pas là pour divertir mais pour
informer. Les temps ont bien changé, là-bas comme ici...

Et pour ce qui est d'être Eolas ou non, je ferais remarquer que son ancienneté et sa notoriété - sans même parler de son métier - lui procurent un certain nombre de sources, ce que seul un réseau
peut permettre...sans dénigrer aucunement ses immenses talent et mérite à nous mettre au courant des subtilités infinies du droit comme à sortir des infos totalement originales.

PS : Un bel exemple de connerie médiatique dernièrement est le comité français pro-Obama, qu'une bonne partie des médias a repris, dont les types furent invités notamment en première partie du
Grand Journal...franchement, qu'est ce qu'on en a à foutre ? N'aurait-il pas été plus déontologique de consacrer ce temps là à réellement expliquer quels sont les divers programmes, les
orientations politiques passées, de ce que ça pourrait signifier diplomatiquement pour la France, ou tout simplement à parler sérieusement des USA et de nos divergences culturelles et politiques ?
Un peu de légèreté, je n'ai rien contre, mais les conneries lourdes comme des enclumes et la désinformation, non merci.


Isabelle 02/07/2008 21:17

J'aime ce débat ;-)La question "est-ce que l'info de merde est la faute des journalistes ou la faute des gens" est intéressante. Je vais vous dire ce que je vis/constate au quotidien, j'imagine que la situation est la même de l'autre côté de l'Atlantique...- je me suis déjà fait dire que mes sujets ou mon style étaient trop intello (et pourtant, je travaille dans le potin, le cinéma et le divertissement en général!!!)- la préoccupation actuelle des organes de presse n'est pas de livrer de l'information mais de vendre. À tout prix. C'est d'ailleurs ce qu'on voit aux États-Unis. Le business de "l'entertainment" est une véritable machine de faussetés, écrites, imprimées et mises en ligne, pour ensuite être démenties dans un minuscule entrefilet quelques jours plus tard Le magazine Star a fait le coup avec le soi-disant mariage de Brad Pitt et Angelina Jolie il y a quelques mois. Résultat: des dizaines de milliers de copies vendues et pas une protestation des lecteurs. Même chose avec Britney, Lindsay Lohan et tous les autres.- Ce principe est en train de s'étendre aux nouvelles plus sérieuses: voir l'histoire du SMS de Cécilia. La première du genre, à mon avis, avait été toute l'histoire Bill Clinton/Monica Lewinsky.Donc, c'est la faute de tout le monde. Les gens en général: parce que c'est la masse qui achète et que c'est à la masse qu'il faut plaire. Les journalistes/éditeurs/patrons des groupes de médias/les actionnaires des dits groupes: parce qu'il faut vendre de plus en plus, faire de plus en plus de profits, de fric, etc.Pour XXI, j'ai été tellement heureuse que je puisse le recevoir au Canada ;-) Voici leur blog: http://www.leblogde21.com/

Moktarama 02/07/2008 22:13


Je pense également que les torts sont partagés de ce côté-là. Le lecteur qui veut du prémaché-prédigéré, et les médias qui se complaisent à leur fournir cette merde (disons les choses comme elles
sont) .

La mal-information me semble clairement être le mal de ce siècle. Car même dans une démocratie exemplaire, l'information reste le nerf de la guerre. Tout comme l'éducation (et l'éducation à
l'information en fait partie dans nos sociétés ultramédiatiques) , d'ailleurs.

Pour XXI, je sais ce qu'il me reste à faire demain matin :-)