Caricatures de la semaine

Publié le par Moktarama

        Cette semaine, nous allons parler de la Birmanie - ou Myanmar -, forcément, mais aussi du Hamas et d'Israël, et enfin de Clinton et d'Obama. Et oui, les présidentielles U.S. vont probablement être un fil rouge de ces compilations vu l'espace médiatique qu'elles occupent dans le monde.



       Cela fait plus d'une semaine maintenant que la Birmanie a été touchée par le cyclone Nargis, les chiffres officiels sont de 32 000 morts et 30 000  disparus - certainement beaucoup plus donc - et le régime des généraux vient à peine de commencer à autoriser les  aides internationales, au compte-goutte toutefois. Après la tentative ratée en 2007 de se libérer du terrible joug de ce régime sous perfusion financière de Total qui exploite le gaz birman, et la répression qui est faite depuis par l'armée de 500 000 hommes, c'est un troisième fardeau qui tombe sur les birmans. On se demande jusqu'ou ils vont tomber. Et les gouvernements occidentaux sont d'une politesse un peu trop exquise à mon goût avec ce régime dictatorial qui fait mourir son peuple à petit feu. Enfin, c'est une région productrice de riz qui est ici touchée, les prix ne sont donc pas près de baisser.



Israël rejette l'offre de cessez-le-feu du Hamas

       Ce billet ne colle pas totalement à l''actualité car
le gouvernement israëlien vient d'accepter la visite du chef des renseignements égyptiens pour étudier la possibilité d'une trêve dans les opérations militaires de l'armée israëlienne - ainsi que la levée du blocus de Gaza et de la Cisjordanie - et dans les multiples attentats et attaques des différents groupes palestiniens - qui ont accepté de ne pas aller contre un cessez-le-feu avec le Hamas.

       Mais il représente tout à fait bien ce qui me semble être la
situation israëlo-palestinienne depuis des dizaines d'années. La paix si fragile n'est jamais acquise car de part et d'autre les dirigeants, hommes ou groupes de pouvoir, ne lui laissent jamais une possibilité. L'assassinat de Rabin mit cela parfaitement en lumière, dès l'instant ou ce grand homme fut tué - par un extrémiste juif, le comble - le processus de paix était terminé, car il était au final bien isolé. De même pour Arafat qui ne contrôlait pas grand-chose en Palestine et a laissé une corruption endémique s'installer au Fatah, sans aucun doute en partie responsable du succès démocratique du Hamas en 2006. Enfin bref, l'avenir de la région me semble bien sombre et la paix bien loin.




" Ne peut-il pas juste unir le pays sans nous faire réfléchir aux autres races et religions ? "




" Quand il en est de qui est le meilleur pour le pays, Obama a tort et je suis...Blanche. "




Avec ses propres mots :
Ce sont les gens que vous devez gagner si vous êtes un démocrate  -  Hillary Clinton, citation du 7 mai 2008


       Enfin, les nouvelles d'Amérique : Obama a remporté une des deux dernières primaires mais
Hillary Clinton continue la course, en grande partie car elle pense réussir à convaincre qu'Obama n'a pas assez de succès parmis les blue collar - la classe blanche et pauvre, surtout rurale et ouvrière - pour pouvoir espérer gagner l'élection générale contre Mc Cain.

        Or, certes Obama a un déficit sur ces populations, mais ce n'est pas étonnant compte tenu de la population. Il a en fait un
Bubba gap, bubba désignant aux USA les beaufs ou rednecks, souvent peu éduqués, et donc sur lesquels les centaines de rumeurs nauséabondes concernant Obama et lancées par l'équipe de campagne de Clinton ont le plus d'effets. Ils votent par ailleurs en majorité pour les Républicains, Bush peut leur dire merci deux fois. Rednecks qu'Hillary drague assidument en allant taper des coups dans des bars ou en allant dans les usines depuis quelques semaines.

        Mais surtout, ce qui est terrible c'est que ce sont les Clinton qui ont
amené sur le devant de la scène les thèmes raciaux - Obama a la vie facile parce qu'il est noir, ce genre de trucs - et les accusations d'élitisme. Pitoyable pour une primaire démocrate, car en effet Hillary fait le jeu des républicains et risque de faire perdre les démocrates à coup sûr. Enfin bref, encore une fois les dessinateurs ne se sont pas laissés prendre au jeu des Clinton, et se sont lachés :

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